« Tester notre capacité de résilience pour faire face à une crise »

Interview de Laurent Boireau, responsable du tout nouveau Centre Ministériel de Crise, commun au Ministère de l’Education nationale et au Ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Rattaché au Haut Fonctionnaire de Défense et de Sécurité, il est également en charge de la formation à la gestion et à la communication de crise des agents du ministère et des académies.

Toute personne est désormais un potentiel acteur d’une crise

Au cours de la dernière décennie, les réseaux sociaux ont pris une place de plus en plus importante. 31% de la population mondiale les utilise, soit environ 2,3 milliards de d’individus. L’une des conséquences de cet essor est que toute personne est un potentiel acteur d’une crise. Alors comment faire pour gérer les réseaux sociaux en cas de crise ?

Ergonomie de la cellule de crise, mode d’emploi

War room, situation room et autres cellules de crise sont devenues des incontournables. C’est l’un des préalables à la mise en œuvre d’une procédure de gestion de crise. Et, de la même manière que la gestion de crise ne s’improvise pas le jour J, il est capital de réfléchir en amont à l’ergonomie de cette cellule de crise et d’assurer son maintien en condition opérationnelle.

L’ÉDITO – Maîtriser la pression des réseaux sociaux

L’année dernière a été fertile pour tout type de crises sur les réseaux sociaux. #BalanceTonPorc, #MeToo, #PenelopeGate…, ces « bad buzz » sont nés ou se sont propagés et mondialisés sur Twitter, Facebook ou encore Snapchat et Instagram. Visibrain, le leader français de l’analyse des réseaux sociaux, en a dénombrées pas moins de 102 en 12 mois ! Vous l’avez compris, la maîtrise des réseaux sociaux est désormais devenue un casse-tête pour les dirigeants et spécialistes de la gestion de crise. Tous doivent se préparer et se former à la maîtrise de cette nouvelle pression médiatique. Car bien utilisés, ces réseaux sociaux peuvent aussi devenir des régulateurs de situations de crise.